

Mardi dernier, Rubin a donc admis s'être livré à des opérations de fraude électronique, de fraude bancaire et de blanchiment d'argent pour trois géants du secteur : Absolute Poker, Full Tilt Poker et PokerStars.
Alors que les jeux d'argent en ligne sont interdits aux Etats-Unis, Ira aurait contribué à tromper les banques sur la réalité des transactions financières réalisées : les mises et le paiement des gains étaient maquillés en achat de biens tels que les bijoux, d'équipements sportifs ou même de vêtements...
Ira devrait savoir le 17 mai si le juge décide de lui infliger une sanction exemplaire en prononçant la peine maximale de 55 ans ! Théoriquement, il pourrait alors être libéré à l'âge de... 108 ans. En pratique, la réalité est tout autre : suite à un accord conclu entre Ira et les autorités, il se pourrait que sa condamnation n'excède pas les 24 mois...
Une peine maximale de 55 ans de prison
Pourtant, jusqu'à présent, Ira Rubin n'a pas bénéficié de mesures d'indulgence : arrêté au Guatemala le 26 avril dernier alors qu'il envisageait de rejoindre la Thaïlande, il a aussitôt été extradé vers les Etats-Unis et sa demande de remise en liberté provisoire lui a été refusée.
Une attitude prudente, vu les antécédents d'Ira : il y a 6 ans, il a déjà été condamné pour avoir vendu des cartes de crédit fictives via des sociétés de télémarketing canadiennes à des américains. Il n'avait alors pas hésité à passer outre une ordonnance restrictive temporaire pour aller se réfugier au Costa Rica...
Seule incertitude : cet aveu de culpabilité va t-il influencer l'attitude des dix autres personnes inculpées par le DOJ (Department of Justice) ?
