Le casino situé au cœur de la Citée international à Lyon va-t-il changer d'exploitant ? Cela dépendra du résultat de l'appel d'offre qui a été lancé par la ville puisque le contrat de délégation public de 10 ans arrivera à son terme le 31 mars 2010. Le groupe Partouche, qui est aux commandes de cet établissement, se porte candidat et devra faire face au moins à l'offre de la Lyonnaise de Casinos. Cette société est une filiale du groupe belge Circus qui exploite les casinos de Namur et de Spa. Elle compte se développer à l'international et prétend vouloir donner une dimension européenne à celui de Lyon.
Il serait tout de même surprenant que le groupe Partouche ne soit pas reconduit alors qu'il a construit ce qui constitue un complexe, avec l'hôtel Hilton mitoyen ainsi que deux restaurants. Il a de plus été maintenu en place, il y a deux ans, dans le deuxième casino de l'agglomération, à savoir Le Lyon Vert à Charbonnière. Enfin c'est un acteur qui pèse lourd avec ses 54 établissements de jeux dont 47 en France.
Avant de voir le jour, le Pharaon avait fait l'objet d'une vive compétition entre les groupes Partouche, Barrière et Boucau. Il est par ailleurs le premier établissement a avoir bénéficié de l'amendement Chaban-Delmas autorisant la construction de casinos dans les grandes villes, hors stations thermales. Décoré sur le thème de l'Egypte ancienne, avec ses sculptures et ses fresques grandioses, il propose, en plus des jeux traditionnels, un parc de 250 machines à sous réparties sur plus de 1000 m². Malgré la crise économique ambiante et les récentes contraintes que sont les contrôles d'identité obligatoires et l'interdiction de fumer dans les salles, sa fréquentation reste relativement bonne. D'après le Ministère de l'Intérieur, en 2008 il y aurait eu plus de 450 000 entrées pour un produit brut des jeux (différence entre les mises des joueurs et les gains qui leur sont reversés) de presque 38 millions d'euros. On comprend que cela puisse susciter des convoitises.
