Aux Etats-Unis tous les coups sont permis lors d'une campagne électorale, y compris la diffusion de publicités très négatives sur l'adversaire à abattre.


La guerre fait rage entre les deux candidats favoris à l'investiture républicaine : Mitt Romney et Newt Gingrich.



Depuis que ce dernier a remporté la Caroline du Sud, Romney ne décolère pas, et il est prêt à tout pour remporter la prochaine étape : la Floride.

Mais au vu de la dimension de cet Etat (19 millions d'habitants, dont 4 millions au moins de républicains), il est impossible de se passer des médias pour espérer convaincre la population. D'où l'intérêt des comités de soutien, appelés aussi les super PAC (Political Action Committees). Non seulement ils disposent de moyens financiers colossaux, mais ils sont en prime censés être indépendants par rapport à leur candidat...
Résultat : ils peuvent tout à fait s'amuser à salir le rival de leur chouchou sans que celui-ci puisse être inquiété.

Le super Pac de Romney, « Restore our Future », est très actif, et a déjà injecté près de 3,2 millions de dollars en espaces publicitaires sur CNN.

La politique, une affaire de gros sous

Alors en face, la riposte n'a pas traîné. Le principal super Pac de Gingrich, « Winning our Future » bénéficie pour cela d'un soutien puissant et surprenant : Sheldon Adelson.
Ce personnage charismatique est l'une des plus grosses fortunes mondiales et il est surtout une figure emblématique des casinos : il possède notamment le Venetian à Las Vegas, le Marina Bay Sands à Macao, ou encore deux casinos à Singapour...

Que lui a promis son poulain pour que ce magnat ait déjà investi 10 millions de dollars dans cette campagne ?
Sheldon Adelson vient en effet de renouveler son "cadeau" de 5 millions de dollars, comme en Caroline du Sud, pour aider Gingrich à s'imposer en Floride.

S'il est élu, Newt risque d'avoir des difficultés à conserver son objectivité et son indépendance vis-à-vis des jeux d'argent...